à la maisonneraie en compagnie de Pascale PAUTONNIER sculpteur
Pour ceux qui souhaitent se promener cette été autour des chateaux de la Loire
Venez donc visiter l'exposition d'été :
je suis invité chez patrick MERIGUET,sculpteur à Onzain, face au chateau de Chaumont : LE RELAIS DES ARTS
du 18 juin au 10 septembre 2006
pour tout contact tel: 02 54 20 80 88
article presse:
Voici quelques unes des nouvelles créations du mois de mai 2006:
Les végétaux restent présents! EN DIAPORAMA

shaddow1

herbes grasses

land rouge

arbre squelette

land or
Samedi 10 juin: libreculture72
35 rue pasteur au mans
info: http://spaces.msn.com/c-u-l-t
Atelier, démonstration
« Aquarellus »
L’aquarelle : le fluide vivant du chemin de l’eau
Avec une méthode simple, sans pratique artistique particulière, vous allez pouvoir vous initier à l’aquarelle.
Je vous propose de participer à cette aventure en approchant l’élément liquide. Dans un premier temps, il s’agira de comprendre comment s’organisent les couleurs à travers le parcours de l’eau.
Nous rechercherons, ensemble, comment prendre corps avec la nature en travaillant la respiration et le geste, ainsi que les différents climats humides et secs.
Vous ouvrirez alors la voie à une merveilleuse technique qui fait de la technique de l’aquarelle une source d’émotion inépuisable, sensible et puissante à la fois.
1/ respiration et mouvement…………………....15mn
2/ le chemin de l’eau…………………………....30mn
3/ les climats …………………………………....30mn
4/les contrastes…………………………………15mn
Durée de l’atelier : ……………………1heure et demi
2 cessions :
De 21h à 22h30 : 8 participants maxi et pour tout public
De 23h à 0h30 : 8 participants maxi et pour tout public
Comment réaliser cette aquarelle?
Rien de plus simple:un peu de rigueur dans les différentes étapes et le tour est joué!
tout d'abord le matériel:
-une boite d'aquarelle de 12 1/2 godets
-un bloc de papier aquarelle contrecollé (300 grammes)
-3 pinceaux pour aquarelle dont un pinceau lavis (petit gris n°3°,une martre extra kolinsky n°0 et un n°5
- du liquide de masquage (drawing gum ,masking fluide etc...)
-un couteau à peindre
-de l'essuie-tout
-une feuille de papier d'essai
-un crayon à papier , une gomme
Commençons par le dessin! Voici pour ce sujet:
Verser un peu de gomme de réserve dans une coupelle
Et avec le couteau à peindre commencer à réserver les surfaces ....
Le couteau à peindre permet de poser la gomme à masquer de différentes manières : soit en aplat pour remplir les grandes surfaces ,soit sur la tranche pour des traçés fins.
Lorsque la gomme devient transparente il sera temps de passer à la couleur:bine vérifier que la gomme est bien sèche et ne colle plus au doigt.
Gomme non sèche
Gomme sèche
Au préalable il faudra humidifier la totalité de l'aquarelle:
Le papier doit être brillant
Sans attendre vous allez pouvoir poser votre premier lavis......
Pose de la couleur or de quinacridone ou terre de sienne naturelle ou ocre jaune
pose de la couleur violet de winsor ou violet de cobalt foncé.....et
quelques pointes d'ocre orangé...ou d'orange de cadmium:
Laisser alors fuser les couleurs entre elles, rectifier éventuellement ....
et laisser sécher totalement l'aquarelle...enlever les surplus d'eau... effectuer des tracés en remontant
la couleur vers le haut pour signifier les herbes avec le pinceau fin
.
Voilà pour cette étape....
Maintenant il faut bien attendre le séchage complet de toute l'aquarelle.
Nous allons pouvoir enlever la gomme de réserve.....
Attention cette opération demande beaucoup d'application pour ne pas déchirer le papier mais aussi pour ne pas salir les blancs avec la couleur restant sur la gomme.
Voilà le résultat de cette étape:
nous allons pouvoir colorer les blancs très délicatement avec l'or de quinacridone ou l'ocre jaune,
en conservant du blanc sur une partie
enfin.... les finitions au pinceau fin:
voilà votre aquarelle est terminé!
félicitation!
le mythe d'Orphée
Certains êtres sont doués d'un pouvoir d'harmonie qui agit sur le vivant et atteint l'espèce humaine comme animale.A eux seuls, ils peuvent représenter la musique et ses attributs:c'est le cas d'Orphée qui, par le son de sa lyre, enchantait les êtres terrestres et surnaturels, domptait les animaux qui s'assemblaient autour de lui, comme aimantés par sa personne et par la grâce de sa musique...
Orphée reçu d'Appolon la lyre à sept cordes (le chiffre sacré) auxquelles il en rajouta deux pour que s'y exprime chacune des neufs muses.
Mentionnée dans l'illiade et l'odyssée sous le nom de phormynx, la lyre se jouait à l'origine avec un plectre d'os ou de métal pour scander le rythme des danses rituelles.
le culte d'Orphée est essentiellement préoccupé de la libération de l'âme, prisonnière du corps terrestre.
Descendu aux enfers pour libérer Eurydice, Orphée sut neutraliser par son chant le chien Cerbère, tout comme Hadès, et suspendre la douleur des damnés. (Tantale, Sysiphe ou Ixion) avant de repasser le tartare avec sa femme qu'il perdit à nouveau pour s'être retourné trop tôt.
A l'instar dHermès, initiateur de la lyre, Orphée fait le lien entre les trois mondes grâce à la magie des sons qu'il profère.
L'espèce animale, par excellence sensible aux ondes sonores, lui est acquise tout entière. le culte d'Orphée, qui tend à libérer l'âme par la grâce de la musique, reconnait à l'une et l'autre une influence réciproque et une essence commune
ref: extrait du livre:histoire des instruments et musique du monde
Dès le plus jeune âge, avant même l’apprentissage de l’écriture nous avons tous eu entre les mains l’outil merveilleux que nous appelons « pinceau ».
Mais d’où vient donc cet outil qui accompagne les siècles sans avoir été dépassé par les nouvelles technologies ; il reste en complète évolution, encore, dans sa forme et dans ses applications ?
Pourquoi reste-t-il l’outil le plus utilisé de tous les créatifs ?
Voyons ensemble son histoire, sa fabrication, et nous comprendrons comment la main
Guide de notre pensée et de notre cœur a su se familiariser avec l’outil comme une greffe indissociable du peintre grand public, amateur et professionnel ….
- La création du pinceau
Avant même l’arrivée du pinceau, les applications de peintures (plus particulièrement des ocres issues de la terre d’origine mélangées à l’eau, la salive, l’albumen ou autres dérivés animales) se faisaient par « soufflage » à l’aide de tubes végétaux ou d’os creux.
Les préhistoriens les plus développés ayant déjà imaginé le principe de l’instrument « projeteur » révèlent les faiblesses du procédé :
Imprécisions du tracé, taches et traînées de couleurs involontaires salissant les parois de leurs cavernes.
Ce sont, d’après des sources précises, les magdaléniens (17 000 av JC) qui ont pour la première fois recours aux brosses et aux pinceaux.
De différentes formes et de différentes épaisseurs, tout ce que leur propose leur environnement sera sujet à une création d’outils plus élaborée
Ces premiers pinceaux sont faits de crins, de tiges végétales assemblées mâchonnées
Les premiers poils utilisés seront des poils de blaireau, de martre, de renard, de cheveux humains ainsi que quelques plumes d’oiseaux.
Ils mirent au point, dans les mêmes temps des mastics et des colles suffisamment résistantes pour assembler ses poils et les ligaturer à l’extrémité d’un manche de bois.
Mais ce ne sont que les prémices de l’art de fabrication du pinceau.
Si les archéologues ont démontré l’existence de ces instruments (poils emmanchés sur baguette de bois) servant à décorer des poteries. Les motifs réalisés laissent à penser qu’il ne forment pas une pointe parfaite…
- Le développement de l’outil
-La Chine
D’après la légende c’est en 250 av JC que MEN TIAN invente le « pinceau en poils de chameau ».
La texture du pinceau permet alors les pleins et les déliés et donc le dessin de caractères.
Les premiers caractères chinois datent en effet du 3eme siècle avant JC.
L’écriture en vogue, sous les han (écritures des scribes) appelés : « li chu » justifie la création du pinceau perfectible muni d’une pointe effilée. L’évolution technologique de cet outil est donc très intimement liée à l’évolution de la calligraphie. La maîtrise ancestrale des orientaux à ce sujet est encore aujourd’hui incontestable. (Chine japon etc.. et aussi ouest orientale) L’innovation réside en un pinceau dont la touffe de poils est constituée d’une « colonne centrale « Zhu » et d’un manteau externe « bei » de longueur différente. La colonne forme alors une pointe qui permet de varier l’épaisseur du trait, et le centre de la touffe de retenir l’encre (qu’on appelle aujourd’hui le réservoir du pinceau) L’idée était de tracer un maximum de caractères sans retremper le pinceau dans l’encre de seiche (encre de « chine »). C’est à la demande croissante des calligraphes, souvent gouverneur de région ou ayant des statuts de reconnaissance de savoir de leur communauté, que les artisans « fabricants » vont apprendre à utiliser de nombreux poils : Poils de mouton très souples, poils de lapin assez raides poils de renard,de loup, de martre, de blaireau, de sanglier ,de chat sauvage, d’écureuil, de tigre, de chèvre mais aussi de duvet de coq, de moustache de rat, de barbiche de bouc et… de barbe d’homme ! Certains pinceaux chinois anciens très rares ont été retrouvés, composés de poils noirs, très doux et très soyeux permettant une pointe remarquablement fine et d’une grande souplesse ; Il s’agissait de cheveux de nouveaux nés jamais coupés !
Le pinceau « européen » Parti de chine, le pinceau voyageur… arrive au japon puis envahit l’orient ! Le premier descriptif européen du pinceau vient de CENNINO CENNINI en Italie. Qui explique la confection de l’outil dans le fameux « libro dell’ ARTE » (fin du XIVème siècle). Un autre grand voyageur …. MARCO POLO ou ALEXANDRE LE GRAND L’aurait-il transporté dans ses valises jusqu’à nous avec les étoffes et les épices ? L’énigme reste entière …enfin… presque !… C’est cependant en France que la première fabrication industrielle eut lieu vers 1789. La France rayonnait alors dans le monde entier et le monopole de la fabrication du pinceau lui était acquis. 217 ans se sont écoulés et les fabrications françaises sont toujours parmi les meilleures et reconnues internationalement...
texte tiré d'une étude de mr SANLIS :à suivre:"la construction du pinceau"
Natural land
Cette aquarelle relate dans cette épreuve le retour de la mémoire du paysage alliant les 3 composants :
Mer
Montagne
Essence végétale .
La résonance retrouvée comme un flash photographique de la sérénité de la nature .
Le retour aux sources de son histoire, de sa racine intime.
La lumière est forte, presque aveuglante.
Il n’y a plus d’étages, de rues bruyantes.
Désir de repos et de chants d’oiseaux, de bruissements de vent, de clapotis d’eau.
Comme les traces pigmentaires auréolent et fusent entre elles, le graphisme n’en est que plus acéré, mérité, vécu.
La couleur est froide, presque glacée, figée par l’instant, bleuie par le temps.
L’essence est là, les sens sont là, ici, dans ce petit paysage où le souvenir renaît.
Où la vie a un sens……ciel.
Ne serait-ce pas ce petit village qui résonne à l’angélus retrouvé de son église….?
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