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AQUARELLUS

ARTISTE-PEINTRE ENSEIGNANT A L'ATELIER JM . L'atelier JM vous présente ses actualités: cours, stages ainsi que ses expositions et créations personnelles ...

petite histoire du pinceau

Publié le 17 Mars 2006 par jean michel RACKELBOOM dans Aquarellus

Dès le plus jeune âge, avant même l’apprentissage de l’écriture nous avons tous eu entre les mains l’outil merveilleux que nous appelons « pinceau ».

Mais d’où vient donc cet outil qui accompagne les siècles sans avoir été dépassé par les nouvelles technologies ; il reste en complète évolution, encore, dans sa forme et dans ses applications ?

Pourquoi reste-t-il l’outil le plus utilisé de tous les créatifs ?

Voyons ensemble son histoire, sa fabrication, et nous comprendrons comment la main

Guide de notre pensée et de notre cœur a su se familiariser avec l’outil comme une greffe indissociable du peintre grand public, amateur et professionnel ….

- La création du pinceau

Avant même l’arrivée du pinceau, les applications de peintures (plus particulièrement des ocres issues de la terre d’origine mélangées à l’eau, la salive, l’albumen ou autres dérivés animales) se  faisaient par « soufflage » à l’aide de tubes végétaux ou d’os creux.

Les préhistoriens les plus développés ayant déjà imaginé le principe de l’instrument « projeteur » révèlent les faiblesses du procédé :

Imprécisions du tracé, taches et traînées de couleurs involontaires salissant les parois de leurs cavernes.

Ce sont, d’après des sources précises, les magdaléniens (17 000 av JC) qui ont pour la première fois recours aux brosses et aux pinceaux.

De différentes formes et de différentes épaisseurs, tout ce que leur propose leur environnement sera sujet à une création d’outils plus élaborée

Ces premiers pinceaux sont faits de crins, de tiges végétales assemblées  mâchonnées

Les premiers poils utilisés seront des poils de blaireau, de martre, de renard, de cheveux humains ainsi que quelques plumes d’oiseaux.

Ils mirent au point, dans les mêmes temps des mastics et des colles suffisamment résistantes pour assembler ses poils et les ligaturer à l’extrémité d’un manche de bois.

Mais ce ne sont que les prémices de l’art de fabrication du pinceau.

Si les archéologues ont démontré l’existence de ces instruments (poils emmanchés sur baguette de bois) servant à décorer des poteries. Les motifs réalisés laissent à penser qu’il ne forment pas une pointe parfaite…

- Le développement de l’outil

   -La Chine

D’après la légende  c’est en 250 av JC  que MEN TIAN invente le « pinceau en poils de chameau ».

La texture du pinceau permet alors les pleins et les déliés et donc le dessin de caractères.

Les premiers caractères chinois datent en effet du 3eme siècle avant JC.

L’écriture en vogue, sous les han (écritures des scribes)  appelés : «  li chu » justifie la création du pinceau perfectible muni d’une pointe effilée.

L’évolution technologique de cet outil est donc très intimement liée à l’évolution de la calligraphie.

La maîtrise ancestrale des orientaux  à ce sujet est encore aujourd’hui incontestable. (Chine japon etc.. et aussi  ouest orientale)

L’innovation réside en un pinceau dont la touffe de poils est constituée d’une « colonne centrale « Zhu » et d’un manteau externe « bei » de longueur différente.

La colonne forme alors une pointe qui permet de varier l’épaisseur du trait, et le centre de la touffe de retenir l’encre (qu’on appelle aujourd’hui le réservoir du pinceau)

L’idée était de tracer un maximum de caractères sans retremper le pinceau dans l’encre de seiche (encre de « chine »).

C’est à la demande croissante des calligraphes, souvent gouverneur de région ou ayant des statuts de reconnaissance de  savoir de leur communauté, que les artisans « fabricants » vont apprendre  à utiliser de nombreux poils :

Poils de mouton très souples, poils de lapin  assez raides poils de renard,de loup, de martre, de blaireau,  de sanglier ,de chat sauvage, d’écureuil, de tigre, de chèvre  mais aussi de duvet de coq, de moustache de rat, de barbiche de bouc et… de barbe d’homme !

Certains pinceaux chinois anciens très rares ont été retrouvés, composés de poils noirs, très doux et très soyeux permettant une pointe remarquablement fine et d’une grande souplesse ;

Il s’agissait de cheveux de nouveaux nés jamais coupés !

Le pinceau « européen »

Parti de chine, le pinceau voyageur…  arrive au japon puis envahit l’orient !

Le premier descriptif européen du pinceau vient de CENNINO CENNINI  en Italie.

Qui explique la confection de l’outil dans le fameux « libro dell’ ARTE » (fin du XIVème siècle).

Un autre grand voyageur …. MARCO POLO ou ALEXANDRE LE GRAND L’aurait-il transporté dans ses valises jusqu’à nous avec les étoffes et les épices ?

L’énigme reste entière …enfin… presque !…

C’est cependant en France que la première fabrication industrielle eut lieu vers 1789.

La France rayonnait alors dans le monde entier et le monopole de la fabrication du pinceau lui était acquis. 

217 ans  se sont écoulés et les fabrications françaises sont toujours parmi les meilleures et  reconnues internationalement...

texte tiré d'une étude de mr SANLIS :à suivre:"la construction du pinceau"

d'autres études disponibles

 

 

 

 

 

 

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natural land

Publié le 15 Mars 2006 par jean michel RACKELBOOM dans Aquarellus

 

                                                   

                                          

                                              Natural land

Cette aquarelle relate dans cette épreuve le retour de la mémoire du paysage alliant les 3 composants :

Mer

Montagne                 

Essence végétale  .

La résonance retrouvée comme un flash photographique de la sérénité de la nature .

Le retour aux sources de son histoire, de sa racine intime.

La lumière est forte, presque aveuglante.

Il n’y a plus d’étages, de rues bruyantes.

Désir de repos et de chants d’oiseaux, de bruissements de vent, de clapotis d’eau.

Comme les traces pigmentaires auréolent et fusent entre elles, le graphisme n’en est que plus acéré, mérité, vécu.

La couleur est froide, presque glacée, figée par l’instant, bleuie par le temps.

L’essence est là, les sens sont là, ici, dans ce petit paysage où le souvenir renaît.

Où la vie a un sens……ciel.

Ne serait-ce pas ce petit village qui résonne à l’angélus retrouvé de son église….?

 

 

 

 

 

 

 

 

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vibrations naturelles

Publié le 4 Mars 2006 par jean michel dans Aquarellus

                                         

                        Vibrations naturelles

 Le témoin principal de la nature est sans doute    

 l’être qui met en relation le ciel et la terre .

 Du plus profond de ses racines, au plus haut

 des  branches,il souligne la verticalité de

     l’espace.       

 L’horizon et l’arbre ne sont- ils pas les composants

 naturels référents ?

 Et cette orthogonalité n’est- elle pas  originelle ? 

        L’Homme marchant n’a t-il pas  ce besoin d’idéal,

          de perfectibilité qui pousse sa vie vers le 

          firmament 

          et puis lorsque...

          nous  sommes plongés dans cet état d’écoute de

          notre environnement ...    

          Que nous avons fixé notre identité humaine…

 Nous pouvons alors  nous rapprocher des 

 particules : minérales et végétales.

 Nous devrions recevoir de leur part des

 impulsions bénéfiques.  

 De la plus petite pousse à peine sortie de terre au 

 plus grand bloc de pierre, la lévitation s’opère. 

 Nous allons goûter à cette plénitude, cette   

 profonde sérénité qui nous envahit rejetant ainsi   

 toutes les matières réellement inertes et sans vie. 

 

 Ramassons ensemble les  fleurs de

 l’humanité…………

    

 Jean-michel RACKELBOOM

 

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la passion de l'eau quand on a soif...d'apprendre..

Publié le 2 Mars 2006 par jean michel dans Aquarellus

Un peu de couleur,beaucoup d'eau et la vie prend forme

Je suis à votre écoute pour toutes questions techniques ou créatives....

Je peux vous aider si vous le souhaitez...

La peinture est génératrice d'énergie!

Elle nous donne la vraie conscience d'être et d'exister!

                

 

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ce qu'il faut savoir...

Publié le 2 Mars 2006 par jean michel dans Aquarellus

       La reconnaissance de l’aquarelle comme une technique picturale reste aujourd’hui très aléatoire.

       En effet elle est souvent apparentée à une esquisse, une étude, non reconnue comme une réalisation pure d’une œuvre artistique et ceci de tout temps.

       On ne peut croire que l’homme de néanderthal, aussi primitif soit -il, et préoccupé par la survie de son espèce avant  tout, ait pu s’intéresser  à l’œuvre majeure.

Néanmoins, la projection  de sa salive, mélangée à de la terre (des ocres) contre  sa main posée sur les parois de son habitation n’en est pas moins l’origine fondamentale  de la figuration picturale.

       Ces prémices sensitifs sont les reflets des correspondances entre nos aspirations et notre instinct.

       On  est cependant sûr que les origines  véritables de l’aquarelle  , sans doute les plus anciennes retrouvées aujourd’hui,  sont égyptiennes, d’environ 3500 ans avant JC.

       Contrairement à ce que l’on pourrait croire, ses origines datent  de bien avant l’apparition du papier.

       Des papyrus peints avec des couleurs transparentes faites avec des pigments minéraux  et végétaux en sont la preuve flagrante  et ont passé ainsi les siècles , et sont dans un  état de conservation  impressionnant….

       La Gomme arabique issue de la sève d’acacia ( espèce d’origine africaine ) en est le liant principal  ou quelquefois l’albumen(blanc d’œuf ou plasma etc..)

       Ces liants permettent les liaisons des grains de pigments entre eux et leur solubilité dans l’eau.

 

        Jusqu’au Moyen-Âge (11ème siècle) en Occident, on utilisait pour les miniatures , des pigments et un mélange d’albumen et de blanc de céruse, qu’on apparente aujourd’hui à l’aquarelle opaque ou « tempéra » ou détrempe (car soluble à l’eau), en fait, la gouache.

        Albrecht DURER  fut l'un  des premiers occidentaux à occuper une place importante dans sa création à l’aquarelle et qui reste encore aujourd’hui la référence d’une parfaite maîtrise technique.

        Malgré cela l’aquarelle reste encore sous-estimée et très peu considérée,  un auxiliaire à la technique noble : l’huile ou la «  pâte » prime … que dire de l’acrylique symbolisant la révolution chimique…

        ( Paul Pierre RUBENS, dans son atelier d’Anvers, donnait ses repères à ses assistants  par ses aquarelles pour la mise en place de ses œuvres, qu’ils exécutaient  rigoureusement  charge  à lui de les achever ).

          Enfin  au XVIII ème siècle grâce au docteur Monro, à Londres, se créait une école d’art déterminante  dans l’histoire de l’aquarelle, la première Académie d’aquarelle au monde.

          Si les Anglais ont joué un grand rôle dans la reconnaissance de cette technique, avec des maîtres comme TURNER, CONSTABLE, entre autres, elle laisse à penser un certain puritanisme  ou néoclassicisme  inhérent de par son occidentalité profonde sans ouverture sur le monde.

          L’aquarelle n’est-elle pas pourtant l’outil du parfait voyageur, peintre du XXème siècle, aventurier du monde,

          Combien de carnets de voyage ?

          Combien de reportages sur ces ébauches aquarellées ?

          Qui est donc TITOUAN LAMAZOU ?

          Cela va sans nous rappeler cette passion fulgurante des impressionnismes pour l’orientalisme  les estampes figuraient  et transportaient  leurs exigences vers cette pureté du tracé et de l’émotion.

 

          Aujourd’hui, encore, avec les moyens à la disposition de tous les plasticiens l’aquarelle semble rester à l’écart de toute évolution  comme une technique difficile par sa simplicité.

          Il n’en pas moins vrai que si l’on ne s’y penche pas plus aisément en parcourant cette fluidité dans le travail, ses accidents contrôlés, son éternel recommencement, cette incroyable facilité qui lui vaut d’être une des techniques d’apprentissage de la couleur les plus utilisée.

 

 

 

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world rythmics

Publié le 2 Mars 2006 par jean michel dans Aquarellus

 

   World rythmics 

    Cette  aquarelle fait partie d'une  thématique intitulée : 

     « racines et résonances » 

 prolongation d'une exposition  à l'ATRIUM 

 FORT DE FRANCE    (novembre 2003)

Les premiers instruments de musique se composent toujours de matières humaines, végétales ou animales. (ossements, bois, cornes et peaux etc..).

  Le coeur de l'homme cherche à retrouver ces racines primaires ,coeur battant aux rythmes des percussions du monde.

Damaru ,nagara et tyanko tibetain, kundu, ganga, djembé africain, dümbelek caucasien ... se soudent sous le triangle occidental  orchestrant les sens originels de la pulsation.

La fusion de ces instruments fixe le véritable sens d'humanité dans la recherche de l'osmose  de l'être. Fluide (world rythmics 1) Orchestrée (world rythmics 2) Graphique (world rythmics 3).

Le « FOG » devient nuageux, envoûtant et vibratoire... retrouvant certainement  ainsi une naissance  ou essence végétale.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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